Le coup de massue, la claque, le crash, le marasme, le tsunami, .... les qualificatifs ne manquent pas dans la presse cette semaine, pour relater le rejet du parti socialiste aux élections de dimanche.
Les analyses des politologues sont unanimes : Le PS est affaibli, en soins palliatifs. Il n'a pas su se remettre en question, s'adapter, se rénover, s'ouvrir aux autres, convaincu d'avoir toujours raison.
Même les militants le trouvent ringard, véhiculant des idées d'un autre âge, incapable de faire entrer un peu de jeunesse militante au sein de son bureau, sectaire au point de s'opposer à des idées qu'ils ont pourtant eux -mêmes formulées.
Les sympathisants sont lassés de l'angélisme, des querelles d'appareil, du déchirement des personnes, lassés de constater que les "barons", les "éléphants" égocentriques ne s'intéressent finalement qu'à leurs privilèges, et que le peuple ne les préoccupe guère.
Beaucoup d'électeurs se sont reportés sur la liste écologie, pour disent-ils, voter utile. Beaucoup ont également attendu le deuxième tour pour aller voter !
Nous avons tous entendu ces commentaires dans les médias.
A l'image de ce parti socialiste fatigué, la municipalité socialiste de Gevrey ressemble en tous points.
C' est du copié collé.
Une municipalité repliée sur elle même, n'admettant aucune ingérence extérieure.
La commission spécialement créée pour les fêtes clunisiennes de 2010 n'autorise pas la participation d'habitants du village.
JC Robert a refusé la demande de M. Marchand en conseil municipal, "uniquement les conseillers au sein de cette commission " a-t-il dit fermement. Le chef a tranché, pas la peine d'y revenir.
Aucune publicité n' est faite sur les quelques manifestations ou réunions organisées dans le village.
La rubrique "agenda des élus" dans le zapping l'atteste, comme son nom l'indique, force est de constater que les habitants sont évincés .
Les arrosages et inaugurations se réalisent entre amis socialistes et conseillers. Le député de notre circonscription n'est jamais convié et n' obtient pas de salle pour ses réunions ( voir la plaque d'inauguration à l'intérieur du complexe sportif ! ou l'article de mon blog sur l'inauguration de l'entrepôt logistique ) .
Normal, il est d'un bord politique opposé.
JC Robert affectionne particulièrement le sectarisme. Il est atteint d'idéologie aveugle.
Les nouveaux conseillers, tout enthousiasmés par leur élection, débordant de bonne volonté, se trouvent aujourd'hui démotivés. Le coup de fouet électoral a laissé la place au découragement, l'emballement à la désillusion.
Il s'est passé un an, la mobilisation n'aura pas duré bien longtemps.
Désenchantés nos élus !
Beaucoup maintenant se confient, ils pensaient en se présentant à vos suffrages, pouvoir mettre leurs compétences et leur temps libre au service du village.
C'était naïveté de croire que JC Robert allait les laisser agir. Pourtant, nombreux sont les conseillers sortants de mandats antérieurs à les avoir mis en garde avant l' élection.
Ecoeurés, ils regrettent : " Je ne pensais pas que c'était ainsi, je suis déçu " m'a dit un conseiller, ou bien : " la mairie ne l'intéresse plus, il visait la présidence du conseil général ou le sénat, on sent bien que ça l'emm...."
Un autre confie: " Tout est bouclé, ficelé, nous n'avons rien à dire " ou " Ce n'est pas un mandat de trop, c'est deux", un autre m'affirme: " On nous cache pas mal de choses, il y a des affaires où on ne dit pas tout, ce n'est pas intéressant de travailler ainsi "
En discutant avec des conseillers sortants, ils commentent leurs mandats antérieurs : "il a toujours géré seul nous mettant devant le fait accompli, il se passerait aisément de son conseil " et " il faut faire attention à ce que l'on dit, on se fait rappeler à l'ordre ".
Un conseiller me raconte l'histoire du réservoir d'eau construit sans respecter les plans: " Le chantier a été fermé pendant plus d'un an pour procédure devant le tribunal administratif , procès qu'il a perdu, ça a coûté très cher aux contribuables, une entreprise spécialisée est venue spécialement scier le béton armé, il était président du SICODI
à l' époque, il ne s'est pas vanté ".
A notre sortie de la réunion cantonale du SCOT, les trois conseillers présents (Dury, Moyne, Marchand) nous avouaient ne pas être au courant de la décharge de 18 ha, future poubelle du grand Dijon.
C'est quand même hallucinant !
Les conseils municipaux ressemblent à une salle d'anesthésie, l'assemblée est en léthargie, les exposés sont énoncés d'une voix monocorde, soporifique. L'engouement des premiers jours est retombé comme un soufflé.
J'assiste à tous les conseils municipaux, c'est pour moi un réel moment de détente et d' amusement .
Pas besoin d'aller au théâtre, on connaît d'avance le dénouement de la pièce. Le spectacle est dans la salle.
Pas de contestation, tout est voté à l'unanimité, c'est merveilleux .
La tactique de JC Robert est bien particulière .
Quand il s'agit d'un sujet délicat, sur lequel il ne faut pas trop s'attarder, tout est bâclé en trois minutes ( exemple: la vente des terrains à bas prix dans la zone d'activité), avec pour explications : " Vous savez, on en a déjà parlé, c'est une histoire ancienne, nous en avons déjà débattu, on passe au vote...." parfois, c'est tellement rapide qu'il oublie de demander le vote ! ou alors un simple "pas d'objection ? " suffira !
Aucune question des conseillers par exemple, sur les modalités de vente des terrains, sur la nécessité d'actionner les assurances pour la réfection des travaux de l'église, sur la future décharge et la pollution, sur la place des marronniers et l'abatage envisagé des arbres pour un parking, sur les intérêts bancaires faramineux payé par la commune, sur les erreurs du maire dans l'octroi de plusieurs permis de construire et sur ses conséquences graves et onéreuses ...
Aucune réponse à toutes les questions posées sur mon blog au fur et à mesure de mes articles, Gevrey, peut être la seule commune à ne pas lire le courrier des habitants adressé au conseil.... la population est méprisée.
Rien, le conseil est démotivé, le contenu des séances est de plus en plus maigre, quand un conseiller expose son rapport de commission, le maire impoli n'écoute pas, il papote et plaisante avec la secrétaire. Les conseillers sont-ils trop gentils ou dégoûtés ?
Comme a dit le maire à Jacques Marchand qui s'informait de la mise en place des activités ( début de mandat, séance du 21 avril 2008):
" le travail est proposé, le maire dispose, il faut savoir gérer votre enthousiasme dans le temps, il y a 6 ans à tenir".
Renvoyé dans ses cordes de façon ironique !
JC Robert rappelle à l'ordre, réprimande si un conseiller me dit bonjour ou lorsqu' une administration me donne des informations, le téléphone fonctionne. Rien n' est étonnant, il a bien essayé de me faire taire et de m'intimider.
C'est un grand démocrate... de progrès !
Mais il n'y a pas que les conseillers et les habitants de Gevrey qui sont amers, les élus des villages environnants sont excédés, l' un d'eux me confiait récemment : " mais quand donc allez vous le mettre dehors ? " un autre : " il manigance tout à notre insu, en douce, il tire toutes les ficelles, quand on s'en aperçoit, c'est trop tard ! " ou encore " la communauté de communes est en déficit, on ne peut pas avoir des dialogues différents d'un village à l'autre ".
Jean Pierre Chevènement disait : " Un élu, ça ferme sa gueule ou ça démissionne ". Les conseillers ont décidé de se taire. C'est dommage, les sujets à éclaircir ne manquent pas et tous les sujets d'aujourd'hui engagent notre avenir avec ou sans JC Robert.
Les habitants veulent être représentés par un conseil qui tient la route, qui participe, qui agit, qui s'intéresse et qui met les pieds dans le plat quand c'est nécessaire, sinon il fallait rester tranquillement chez soi et ne pas se présenter aux suffrages des électeurs .
La vie municipale n'est surtout pas l'affaire d'un seul homme comme le voudrait JC Robert, c'est un travail d'équipe.
Après cette élection européenne, les militants et les sympathisants socialistes en désaccord avec le bureau du parti, accusent le manque d'ouverture, le nombrilisme, remettent en cause les comportements idéologiques.
Pas besoin de se rendre à Paris, revenez, nous avons le même à la maison !