Je ne sais quelle mouche a piqué notre municipalité, la voilà d'un seul coup très réactive.
Si, si, à peine un sujet est-il voté au conseil, que déjà les travaux commencent , le vote du conseil n'est finalement qu'un passage obligé et contraignant pour le maire.
Je prends un exemple :
le conseil vote lundi soir 14 septembre la réalisation d'une fresque sur le transformateur route nationale par l'association "Ressources".
Entre nous, le conseil vote sans connaître le coût de ce travail, aucun chiffre n'est énoncé en séance,mais vous savez bien qu' avec JC Robert, les prix ont une importance secondaire ...
Et mercredi matin, le chantier démarre et les premiers coups de pinceaux sont donnés, ça, c'est de la réactivité ou je ne m' y connais pas, le chantier était commandé avant le vote du conseil, remarquez, le maire a peu de chances de se tromper, vu que tout est voté à l'unanimité.
Autre exemple d'action rondement menée, la municipalité socialiste de Gevrey a organisé la votation, la consultation nationale à l'initiative du comité " contre la privatisation de la Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public"
10 heures de permanence pour un vote en secrétariat de mairie, affichage sur tous les panneaux municipaux, opération syndicale , politique et associative organisée par les mairies de gauche qui était interdite par de nombreux préfets.
A part cela, le maire ne fait pas de politique politicienne à Gevrey,.
Au moins avec cette action, il est très rassurant de constater la rapidité de notre mairie à mettre en oeuvre une votation locale.
Preuve que la démocratie participative est encore possible à Gevrey et JC Robert sera sans aucun doute tout aussi réactif pour nous organiser un débat public et un référendum "pour ou contre la décharge de déchets inertes de 18 ha" prévue sur le territoire de Gevrey et votée dans le PLU par le conseil municipal.
De même, le conseil a voté le rachat du terrain et du bâtiment Elancia financé par un emprunt communal de 800 000 euros afin de renflouer la trésorerie de cette entreprise en cessation de paiement.
Les élus ne se sont pas étendus sur un sujet pouvant "mettre en danger les finances de la commune" comme l'a précisé le maire.
Les conseillers ont voté favorablement sans connaître le taux de l'emprunt, sans poser de questions essentielles,sans avoir visité les locaux, sans avoir aucune garanties personnelles du PDG Morizot.
C'est là aussi aller très vite en besogne.
Pour finir ce conseil, M. Moyne a lu le nouvel arrêté municipal interdisant l'alcool sur la voie publique.
Il a fallu l'agression du mari d'une conseillère par un homme alcoolisé pour obliger le maire à sortir de son angélisme.
Pour une poignée de délinquants qui dérangent les riverains depuis des années sans que le maire n'intervienne d'aucune façon, voilà toute la population de Gevrey pénalisée et pointée du doigt avec cette interdiction.
Arrêté qui ne gênera pas beaucoup les semeurs de troubles concernés, puisqu'ils ne risquent qu'une amende de 11 euros et qu'il leur sera facile de mettre des boissons alcoolisées dans des canettes de coca ou de limonade.
Par contre, grand silence, aucune mesure prise, aucun combat contre le trafic et la consommation de drogues (cannabis, cocaïne, héroïne, crack ) bien présents à Gevrey et sources des rassemblements nocturnes.
Le maire occulte ce problème, ferait-il partie de la "gauche pétard " très favorable à la légalisation des stupéfiants ?
Pas de mesures de prévention, comme par exemple l'éclairage des zones et terrains sombres, les vendeurs de ces produits illicites peuvent dealer tranquillement.
Le maire dit en conseil : " je ne suis pas le shérif et je n'ai pas de révolver !" et de décharger les responsabilités sur
l' Etat qui dit-il doit assurer la sécurité et la tranquillité des habitants.
L'Etat, c'est à dire la police et la gendarmerie, appréciera.
Sauf que le maire est officier de police judiciaire. JC Robert a tendance à l' oublier.
Il peut réprimer une infraction ou un délit ( article 2122-31 du code général des collectivités territoriales) et doit prévenir les dangers, assurer l'ordre, la sécurité et la tranquillité publics sur sa commune ( article 2211-1 2212-5 du code général des collectivités territoriales).
Apparemment depuis 32 ans à la tête de la mairie de Gevrey, JC Robert ne veut pas adopter ce statut.