" On pourrait peut-être faire des économies sur certains postes ? " demande timidement M. Merra, conseiller.
C'était lundi dernier en séance de conseil municipal, les élus votaient le budget.
M. Moyne, adjoint aux finances venait d'annoncer une liste étonnante de travaux et de frais de fonctionnement pour 2012 avec un déficit de 272 000 euros pour la réalisation de ces travaux.
" Nous allons faire un emprunt de 270 000 euros remboursable sur 7 ans ".
Le maire a tranché, le montant, le taux, la durée, tout est prévu, le conseil n'a plus qu'à voter à l'unanimité, ce qui ne pose jamais de problèmes, c'est désormais une habitude à Gevrey.
Déficit également de la zone artisanale de 605 000 euros, mais comme le souligne M. Moyne, argentier de la commune, il y a encore des terrains à vendre.
Ah bon !!! et où ?
Economies, rigueur, austérité ne sont pas dans le vocabulaire habituel d'un socialiste, ce ne sont pas des mots utilisés par les élus de Gevrey, ce ne sont pas des mesures mises au menu du maire JC Robert.
Inutile de palabrer, notre village ne connaît pas la crise, la municipalité dépense sans compter , les gaspillages sont nombreux, entre les futilités, les cadeaux aux amis, les travaux inutiles ou mal faits donc à recommencer, les absences de devis, le clientélisme, le manque de concertation avec les habitants...
Pour rafraîchir la mémoire de quelques amnésiques, je citerai quelques exemples :
Le terrain de l'ancienne chapelle ( 993 m² ) donné à OPH 21 contre un euro symbolique, le terrain vendu à Sodilight 9000 m² à 3.05 le m², les multiples demandes de faisabilité abandonnées (échangeur autoroutier, opération coeur de village ...),
la vente bradée à prix d'ami des murs du restaurant "Chez Guy" ( plus de 900 m² pour
250 000 euros sans appel d'offres), les rétrécissements inutiles rue aquatique, le complexe sportif (véritable gouffre financier), l'incapacité d'actionner la garantie décennale pour les malfaçons de l'église,
l'achat superflu d'une sculpture place du château, les dalles onéreuses et de mauvais goût devant l'église, les fresques inesthétiques sur tous les transformateurs....
Que d'argent gaspillé, que de dépenses inconsidérées, que de frais engagés pour un triste et lamentable résultat.
La liste est longue, trop longue pour la commune de Gevrey, déjà endettée à hauteur de
854 euros par habitant pour 2010 ( source Bercy).
Bien sûr JC Robert a démenti les emprunts toxiques de sa commune (Dexia) à grand renfort de graphiques au cours d'une séance de conseil en septembre, alors que le journal Libération annonçait 49 000 euros de surcoût pour Gevrey.
On ne demanderai qu'à croire le maire, s'il ne nous avait pas habitué à travestir la vérité, à cacher certains aspects de sa gestion, à entretenir savamment le flou artistique autour des finances communales.
Il est important de rectifier l'article du correspondant local du Bien Public, qui recopie consciencieusement et sans réfléchir les papiers préparés et donnés par la mairie.
Dans cet article du 02 mars relatant le vote du budget au conseil municipal, il écrit :
" l'endettement de Gevrey restera stable et se maintiendra à 285 000 euros, ce qui est équivalent au montant de l'année précédente."
Faux, archi faux. Il est insensé de véhiculer de telles informations erronées.
Nous avons à Gevrey, plus de 2 millions 700 000 euros de prêts sur le dos ( comptes des communes de Bercy fin 2010).
En cette période de crises, nous aurions préféré un budget élaboré avec plus de rigueur, par des gens responsables, principalement dans la baisse des frais de fonctionnement.
Un choix, une réflexion, plus de sagesse, moins d'incohérence dans les investissements qui nous engagent et qui engagent les générations suivantes pour plusieurs dizaines d'années d'emprunts, de dettes, de déficits.
Comme dans une famille, la municipalité de Gevrey ne peut pas continuer à dépenser plus qu'elle ne gagne, à compenser les déficits abyssaux par des emprunts réguliers qui plombent l'avenir, elle ne peut pas non plus continuer à piller et à gaspiller le patrimoine gibriaçois.
JC Robert et son conseil partiront, les dettes resteront....
et la question pertinente de M. Merra restera sans réponse.