Faut-il que Jean Claude Robert soit à ce point en quête de légitimité pour désigner d'autorité des délégués de quartier qui ont participé lundi soir à une réunion sur les travaux prévus ou en cours dans la commune ?
Faut-il que ce maire sectaire, inaccessible, étriqué, buté, doctrinaire à souhait ait besoin de se refaire une nouvelle santé auprès de certains habitants après ses multiples opérations mobilières et immobilières et le désastre financier d'Elancia ?
Faut-il voir dans ces convocations, une stratégie préélectorale de pseudo-ouverture pour tenter de se donner une nouvelle image ?
Par cette tactique de grande démocratie participative, le maire est assuré de ne pas être contredit, ni contrarié par des participants choisis par lui, triés sur le volet.
Il pourra clamer haut et fort qu'il a consulté, qu'il est d'une grande tolérance et à l'écoute de sa population.
Les réfections du quartier église-château sont absolument nécessaires, imaginez donc 35 ans de mandature Robert sans l'ombre d'une rénovation.
Mais à vouloir faire tout trop vite, nous allons nous retrouver dans le schéma habituel des malfaçons, du jamais fini, du ni fait ni à faire.
Que cache donc cet emballement à vouloir effectuer des travaux tous azimuts alors que le budget communal est plombé de 914 000 euros à cause de la mauvaise gestion du maire et son conseil dans le scandale Elancia ?
Que cache donc cette précipitation à vouloir aménager coûte que coûte la place du château, la rue du château, la rue Yves de Poisey, la rue du caron, travaux non prévus et non inscrits au budget ?
Que cache cet empressement à engager tant de travaux coûteux, alors qu'il n'y a plus de crédits pour terminer les façades de l'église, alors que les travaux des rues haute et rue du tison s'effectueront sans changer les bordures de trottoirs cassées et sans refaire les trottoirs faute d'argent ?
Pourquoi commander une sculpture, dépense inutile supplémentaire en cette période de vaches maigres,sculpture réalisée par une artiste parisienne, sans avoir demandé aucun autre devis, sans avoir fait d'appel d'offres ou lancer un concours, alors que nous avons à Gevrey des artistes de la pierre ?
N'est ce pas faire affront à l'artisanat local ?
N'y aurait-il pas là encore du copinage et du clientélisme ?
Seuls, Madame Michèle Esmonin et Monsieur Henri Magnien représentaient le quartier église-château à cette réunion. Un peu juste, non, pour un maire qui se dit grand démocrate de progrès ?
La place du château va être aménagée sans concertation avec les habitants du quartier, furieux d'avoir été évincés qui avaient pourtant mille choses à dire. Bravo, vive la démocrature à Gevrey !
Mesdames et messieurs les invités à cette réunion, n'attendez pas de miracles, les plans de la place sont définis, la sculpture est commandée, la croix de la libération est en passe de disparaître, la place des marronniers sera bitumée et les arbres coupés.
Le maire, comme à son habitude ne tiendra aucun compte de vos observations, il décide seul, nous sommes dans le faux semblant, dans la singerie, dans l'escroquerie.
Ce ne sera qu'un simulacre de concertation, une mascarade de démocratie.
Jean Claude Robert n'est plus à l'heure les plus glorieuses de ses mandats, il souffre avec son conseil municipal d'une perte terrible de crédibilité.
Il sort largement discrédité de l'étalage de ses erreurs :
- Son incapacité à gérer le dossier Elancia
- Une somme de 914 000 euros collée sur le dos des habitants
- L'inscription au PLU d'une décharge polluante sur la commune
- La dilapidation extrêmement rapide du patrimoine communal
- La construction d'un nouveau lotissement, nouveau gouffre financier
- La frénésie avec laquelle il engage des dépenses exagérées....
Ce n'est certainement pas la réunion d'une trentaine de personnes en catimini, à huis clos, à l'abri des regards indiscrets qui va remonter sa cote de popularité.