Le monde est fou....
Le sapin de Noël, le marché de Noël, le père Noël... que de gros mots.
L'intention de supprimer les arbres de Noël dans les écoles fait son chemin. De nombreuses municipalités, des directeurs d'écoles, des organismes mutualistes ( la mutualité) ont décidé de ne pas organiser de fête de fin d'année pour les enfants, de ne pas installer de sapin au nom de la diversité des religions.
Voilà le sapin de Noël mis au banc des accusés, un dossier épineux.
Le sapin est à l'origine une tradition païenne, reprise par les chrétiens et adoptée par les protestants.
Il y a 4000 ans, les celtes associaient un arbre à chaque mois lunaire de l'année, l'épicéa était celui du mois de décembre.
Il fut introduit au château de Versailles en 1738 par l'épouse de Louis XV, Marie Leszczynska.
On le retrouve en 1765 à Leipsig, puis il fut introduit à Paris en 1840 par la duchesse d'Orléans et au palais royal de Buckingham à Londres la même année par la reine Victoria.

Le sapin décoré est l'élément incontournable de l'enchantement des petits et des grands. C'est l'arbre de vie par excellence, la coutume ancestrale veut qu'on l'habille de lumières. C'est un moment unique, une magie qui fait pétiller les yeux des enfants.
Pourquoi les priver de cet émerveillement , pourquoi rompre le charme de la fête ?
Cette tradition risque de disparaître au nom de la laïcité, pour ne pas offenser m'a-t-on dit, les sensibilités multiconfessionnelles.
Amiens, la ville picarde a débaptisé le marché de Noël en parfums d'hiver. (F.O.Giesbert, le point).
Bruxelles déclenche la polémique et n'érige pas de sapin naturel sur sa grand-place.
Tant qu'à être ridicule, autant pousser l'absurdité jusqu'au bout.
Interdisons le petit papa Noël de Tino Rossi, bannissons les chants de Noël,
Demandons aux municipalités d'éteindre toutes les illuminations, à nos pâtissiers de ne plus confectionner de galettes des rois pour L'Epiphanie.
Finis les lapins, les cloches, les oeufs en chocolat pour Pâques, plus de chrysanthèmes à la Toussaint....
Cher Père Noël, le monde est devenu fou, vous êtes un vieillard bien sympathique et généreux, un vieux barbu désiré. On ne nous volera pas nos coutumes et nos traditions, on ne reniera pas les symboles de notre enfance.
Touchez pas à nos sapins et à notre Père Noël.