La décharge est presque à notre porte, arrivée en sourdine comme le désirait Jean Claude Robert. Le conseil municipal va se réunir le 17 ou le 22 ou le 24 octobre pour l'adopter définitivement. La date est volontairement floue.
Car il faut le dire haut et fort, avec ce vote, les conseillers vont avoir une lourde responsabilité qui va engager 20 années de notre vie locale.
20 années de passage supplémentaire de camions, de poussières, de danger hydrologique avec la présence de la nappe phréatique de Dijon sud, de dégradations de chaussées, une grande partie de déforestation...
C'est le conseil par son vote qui va permettre ou pas l'installation de cette décharge privée, soumise à autorisation municipale.
On va enfin se rendre compte de la sagesse et de l'intelligence de nos élus.
Soit, ils votent pour la mise en place de ce centre d'enfouissement que beaucoup de communes ont refusé, ils n'auront rien compris à l'écologie, feront fi du bien être des habitants, manqueront de respect à leurs électeurs et prouveront qu'ils suivent tête baissée les désidérata de leur chef.
Soit, ils refusent cette calamité et démontreront ainsi que ce ne sont pas les tractations politiques qui font la loi et permettront peut-être le classement des climats au patrimoine mondial de l'Unesco.
Mais qui peut penser un seul instant qu'un élu doté de bon sens puisse aller contre la tranquillité de la population, puisse être complice de tractations de couloir pour satisfaire des intérêts politiques, puisse dégrader notre environnement, puisse contribuer à la perte de notre bio diversité ?
De quel droit un élu se permettrait-il de bouleverser la qualité de vie de la population ?
Voilà que cette municipalité qui se voudrait éco citoyenne, éco responsable, qui veut nous faire prendre le train, rouler à vélo, qui accorde des subventions pour la pose de panneaux solaires, voilà cette municipalité prête à voter un désastre écologique qui ne rapportera strictement rien à la commune, aucune manne financière, que des nuisances.
Une action qui va à coup sûr dynamiser le tourisme !
Le maire semble souffrir d'amnésie sélective, parlant pour la première fois de cette décharge en réunion de conseil la semaine dernière, il nous a joué l'innocent et l'irresponsable, je n'y suis pour rien, ce sont les autres, les privés !
Il a oublié que cette décharge, il l'a inscrite au PLU voté en 2009, qu'il a révélé en réunion du scot avoir rencontré les propriétaires du terrain, qu'il est l'instigateur et l'entremetteur de toutes ces nuisances.
Aucune réunion publique, la population gibriaçoise est tenue à l'écart de toutes ces manigances entre amis pour satisfaire les intérêts de quelques uns.
Encore un beau geste de démocratie participative.
Eurovia saura où mettre ses déchets bitumineux.
Comme l'a si bien dit M. Pribetich d'un ton méprisant (adjoint à la mairie de Dijon) en réunion du SCOT : " Madame, C'est de la politique " .
On s'en doutait fortement . Encore une manière d'arranger les copains au dépend des habitants ?
Voir mes articles sur la décharge : "le scot dijonnais : un shéma d'incohérence" 14 mai 2009
" la décharge, il s'en charge " 3 septembre 2009
" 100 000 euros pour être pollué " 26 janvier 2010
ma lettre d'info n°1 " la gibriaçoise " décembre 2009
Avec tous mes écrits taxés par cette municipalité de propos violents, diffamatoires et calomnieux, j'ai le mérite d'avertir et d'écrire des vérités.
Je pose simplement la question : " Où se situe la violence ?
Dans mes propos ou dans l'installation d'une décharge à Gevrey ?