Un avis de décès a été placardé sur les tableaux d'affichage, celui de la douloureuse disparition de l'école du centre de Gevrey.
Cette école est une vieille dame née en 1891, on la savait malade, menacée depuis quelques mandats municipaux, victime d'une inexorable maladie, d'un rouleau compresseur qui n'admet aucune rémission, aucune indulgence.
Les tentatives de soins pour sauver cette école se sont révélées inefficaces, les médecins à son chevet n'ont pas mesuré la malignité qui frappait à sa porte.
J'avais prévenu de la longue et lente agonie de cette ancêtre dans un article en avril 2009.
( Ecoles de Gevrey : mauvaises notes pour le maire )
Personne n'a voulu y prendre garde, espérant bien naïvement le retour à la raison du maire, de son 1er adjoint et de ses conseillers.
Les liquidateurs municipaux l'ont achevée brutalement, dédaignant les enfants, faisant fi des parents, des enseignants, de l'association les "p'tits Mounis", des locataires et de toute l'histoire de notre commune, allant jusqu'à nier l'évidence et mentir sur le sort de ce bâtiment pendant la campagne des municipales en 2008. Mais les bourreaux de Gevrey s'en moquent comme de leur première chemise, ils n'ont plus d'enfants scolarisés dans cette école.
Une entrée pour les filles, une entrée pour les garçons, l'école communale de l'époque n'autorisait pas la mixité.
Madame Suzanne Dechamp a enseigné dans cet établissement et a vu défiler dans sa classe plusieurs générations de petits élèves. Elle habitait un logement sur le côté de l'école et vivait sa retraite tranquillement, rythmée par les cris joyeux et par les jeux des enfants en cour de récréation.
Agée de 87 ans, elle a dû déménager, avec une autre locataire handicapée et ont été priées d'aller voir ailleurs si j'y suis.
Que cette municipalité affiche autant de mépris et d'irrespect envers ses habitants est une honte, mais pas une nouveauté.
L'absence sans excuse des élus à la dernière fête de l'école du centre en dit long
sur les méthodes exécrables de JC Robert, de son 1er adjoint Bernard Moyne et toute sa clique sur leur manque d'éducation et leur gêne à l'égard des nombreuses familles et parents d'élèves éprouvés par cette situation.

Au nom d'un prétexte économique trompeur et menteur, les bourreaux tuent l'école du centre pour en faire un très onéreux pôle administratif inutile.
Avec la triste disparition de cette école, il faut se rendre à l'évidence : c'est tout le centre ville qui se meurt, c'est la conséquence de la politique de la terre brûlée volontairement menée par JC Robert et ses différents conseils depuis 37 ans.
A Gevrey, il faut l'admettre et ce n'est pas faute de dénoncer cet état de fait dans mes articles: lorsque le maire a un projet en tête, il fait mine de prendre des avis, mais tout est déjà acté, réfléchi depuis longtemps, entortillé. Le conseil municipal , n'est plus qu'une chambre d'enregistrement qui se soumet au bon vouloir du chef. Le maire prend son temps mais il fait ce qu'il a décidé de faire, tout en prétendant le contraire.
C'est vrai pour l'école du centre, ça l'a été pour la vente soldée des murs du restaurant Rebsamen, pour l'installation de l'intolérable décharge de produits prétendus inertes, pour le scandaleux emprunt Elancia, pour la réfection de la place du château , ce sera vrai pour la fermeture d'une classe maternelle de l'Etang Vergy, et bien d'autres affaires ...
Une école fermée, des locataires priés de déménager, un centre ville mourant, des élus incompétents, Gevrey pourra-t-il renaître de ses cendres ?
Oui, sans doute, si les habitants ouvrent enfin les yeux et reprennent en mains leur destinée et si l'on change en profondeur la gestion humaine et économique de notre village.