Le quartier historique de Gevrey avec l'église St Aignan classée, le château vieux de mille ans nous dit-on, le cellier des dîmes entre autres monuments, impose une vigilance et des contraintes à respecter pour effectuer des travaux et implanter des aménagements urbains.
Il s'agit, dit le ministère de la culture, de protéger l'impression que procure les abords des monuments, le caractère général des alentours et de définir le champ de visibilité .
La loi retient deux critères : géométrique ( rayon de 500m ) et optique.
Les interlocuteurs attitrés en cas d'aménagements sont l'architecte des bâtiments de France et le maire qui devraient rechercher et être soucieux de l'esthétisme et de la protection du patrimoine historique.
Visiblement à Gevrey, nous ne sommes pas entourés de compétences et de personnes soucieuses d'embellir la qualité de vie des habitants et l' image qui restera dans la mémoire des visiteurs,
à croire qu'ils le font exprès !
COTE CHATEAU J'ai déjà évoqué les photos du bâtiment Télécom, de ses barbouillages et des containers poubelles en contre bas du château.
Devant cet édifice, cette semaine, la municipalité nous a installé un magnifique panneau d'interdiction aux plus de 5 tonnes. On s'interroge sur l' utilité d'un tel panneau alors que les camions s'arrêtent sur la place du château.
Je ferai remarquer que j'avais proposé une signalétique des domaines viticoles, cela éviterait la perdition de nombreux poids lourds dans le village.
Gevrey, seul et unique village viticole de la côte dont la municipalité butée ne veut pas indiquer les domaines aux touristes et aux transporteurs ! Ce serait trop simple.

Vous pouvez aussi admirer à côté de ce monument :
une belle poubelle d'époque (1970 )
Un bac à fleurs en béton de grande beauté et de bon goût

De belles lignes électriques
Contrairement à ce que prétend le journaliste du Bien Public dans son article cette semaine,
les poteaux sont toujours là, car oubliés depuis des années. Ils auraient pu être enfouis pendant les travaux de réfection des canalisations d'eau.
Comme quoi, il ne faut pas croire ce qui est écrit dans le journal !
Je pourrais aussi parler de l'abri-bus très laid quI aurait du être aménagé dans le respect du quartier historique.
COTE EGLISE ST AIGNAN Rue haute, les travaux de canalisations terminés, une couche de goudron gravillonné a été appliquée.
Depuis maintenant trois mois, personne ne s'est préoccupé de balayer le surplus de gravillons et la rue n'est plus entretenue. L'épaisseur de graviers et de feuilles mortes est telle que les cyclistes en randonnée dérapent.
Même remarque près de l'église pour les poteaux électriques qui n'ont pas profité de l'ouverture de la chaussée pour disparaître.
Devant l'entrée principale de l'église, les feuilles s'amassent et pourrissent sous l'arbre, faisant un tapis boueux qui retient l'eau, rendant la sortie des offices dangereuse. Aucun cantonnier ne vient nettoyer.
Derrière l'église, depuis de nombreux mois sur le toit de la sacristie, des tuiles sont tombées, aucune entreprise ne vient réparer. La municipalité attend sans doute le mauvais temps, la pluie, la neige.

Je ne parlerai pas de l'intérieur de l'église, véritable catastrophe, inondée par des fuites
non réparées.
Un bon point tout de même pour la mairie qui a fait installé le chauffage de l'église avant l'entrée de l'hiver.
Vous aurez tous remarqué la cuverie en béton érigée depuis des années à quelques dizaines de mètres de l'église St Aignan.
Pour avoir accepté une telle construction, laide, normalement interdite et inadmissible dans le champ de vision d'un monument classé, il fallait au mieux ne pas être regardant, au pire, avoir octroyé des passe-droits.
Dans l'article du Bien Public, le maire nous confie se consacrer pleinement à la voirie, depuis son départ en retraite en 2000.
Qu'a-t-il entrepris dans le quartier du château depuis 9 ans ?
S'il venait plus souvent se promener à pied dans le haut du village, il se serait sans doute tordu les chevilles rue du château, rue du caron pour ne citer qu'elles, extrêmement délabrées et l'adjectif est faible.

A l' intersection de la rue d'en songe et de la route des grands crus, devant le cimetière, un panneau de signalisation en plein milieu de la chaussée déjà signalé dangereux, ne préoccupe guère notre municipalité.
Peut-être pourrait-on éviter un accident cet hiver en plein brouillard ?
Beaucoup de ces sujets ont été évoqués en réunion de quartier l'année dernière, réunion abusivement appelée de démocratie participative.
La preuve : rien n' a évolué depuis un an, la réunion n'a servi à rien.
Petit inventaire très très succinct de l' inertie communale, du manque de goût et de respect du patrimoine et de 32 ans de laisser aller.