Un article du Bien Public relate la déception et les interrogations du maire de Gevrey face aux résultats des élections présidentielles sur sa commune.
François Hollande arrive en tête avec seulement 6 voix d'avance sur Nicolas Sarkosy, alors que de nombreux villages avoisinants ont largement préféré le candidat UMP.
"Je suis dérouté, précise le maire, je m'attendais à mieux, d'habitude, ils votent plus à gauche"
Cette élection n'était pas une élection comme les autres, cela Jean Claude Robert ne l'a pas compris. La situation internationale est grave, la crise est devant nous, fini le temps où l'on vote à gauche pour reproduire une tradition familiale.
Il s'agissait pour ce vote, de laisser de côté son idéologie partisane et d'élire le candidat qui serait le mieux à même de sortir notre pays et l'Europe de cette crise et de ses turbulences.
Jean Claude Robert est élu depuis 35 ans sans opposition, une situation inadmissible dans une démocratie. Pendant toutes ces années, la population de Gevrey a changé, évolué, déménagé, un brassage qui a profondément renouvelé les quartiers.
Les lotissements imposés par la municipalité apportent un nouvel électorat, les bâtiments SNCF et pavillons voisins peuplés autrefois de cheminots majoritairement de gauche ont changé d'occupants.
Les électeurs gibrIaçois de gauche ont peut-être du mal à se retrouver avec ce maire inconstant....Par exemple, un jour, il soutient les grévistes SNCF contre la disparition du triage de Gevrey et fait voter une motion de soutien des emplois au conseil municipal, et quelques temps plus tard, ce même maire participe à l'inauguration de l'entreprise Euro Cargo rail repreneur privé du fret, devant apéritif et petits fours.
Les habitants des bureaux de vote 2 et 3 (bas de Gevrey) qui ordinairement votaient à gauche, supportent de plus en plus difficilement les excès de leur municipalité :
Le choix de la logistique et du tout camion extrêmement polluant sur la commune, une circulation insupportable, l'installation en catimini d'une future décharge de produits inertes pour accéder aux désidératas du scot dijonnais et des entreprises de travaux publics, la vente de tous les terrains communaux, l'augmentation des dépenses inconsidérées en période de crise, l'inefficacité des élus devant la recrudescence des délits....
Bref, l'insulte faite à notre environnement, le manque de considération, d'attention, de dialogue avec les habitants pourraient expliquer ce changement de vote.
Dans cet article, Jean Claude Robert explique cette poussée à droite : " la vague de cambriolages a généré un sentiment d'insécurité ".
Les délits à Gevrey, d'après JC Robert : un simple sentiment d'insécurité, une imagination collective, une vue de l'esprit !!!
Monsieur le maire, demandez aux habitants de votre commune qui se font insulter et menacer quotidiennement, qui subissent des agressions physiques, qui retrouvent au petit matin leur véhicule brûlé, volé ou vandalisé,
demandez aux occupants des immeubles qui n'osent plus entrer chez eux, qui constatent la présence de dealers, qui assistent impuissants aux trafics de drogues, qui voient les halls squattés, souillés de crachats ou d'urines,
demandez leur, Monsieur le maire si l'insécurité qu'ils vivent au quotidien n'est qu'un sentiment, un ressenti, quelque chose de flou, d'irréel.
Lorsque deux jours avant le deuxième tour des cantonales, le maire de Gevrey Jean Claude Robert et son fils agressent M. Magnien et que le maire pourchasse dans la foulée le même soir dans la rue deux femmes, pour les insulter et les prendre en photos, ce n'était pas un sentiment d'insécurité, ni une vague impression, ce n'était pas non plus une incivilité, mais bien un acte malveillant, un délit pénalement répréhensible.
Mais alors, devant de tels comportements, ne nous étonnons pas que le premier responsable de la commune soit incapable de faire régner l'ordre, la sécurité.
Etant lui même irrespectueux des lois et des usages, il ne peut pas,bien évidemment, évaluer et prendre en compte les peurs, les angoisses, les traumatismes bien réels de ses habitants.
Non, Monsieur le maire, un cambriolage, une agression verbale, une atteinte corporelle ne génèrent pas un sentiment d'insécurité, comme vous le dites si complaisamment, mais un choc émotionnel intense, une blessure physique violente.
Cette absence de maîtrise, de retenue, ce mépris affiché à l'égard de l'environnement, ce dédain et cet irrespect envers ses habitants, le maire ne montre pas l'exemple, les habitants n'ont plus de repères.
Un contexte qui ressurgit inévitablement dans le secret de l'isoloir.