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Du rififi au conseil

J' évoquais le calme olympien des conseils municipaux, celui du 29 juin m'a fait mentir. Cette date restera dans l'anthologie des réunions municipales à Gevrey.
Voilà le maire ouvertement contesté par des conseillers de son propre camp (il n'y a pas d'opposition au conseil), insatisfaits de sa gestion et de la propreté de la commune.
Je ne voudrais pas tomber dans la vulgarité, mais quand même : enfin des conseillers qui en ont !

Du rarement vu dans ce village, où le seigneur entend régner en maître depuis 32 ans et je pense que les deux gaillards ont du avoir un remontage de bretelles en bonne et due forme après la séance du conseil.
Deux conseillers ont rapporté et donné leur avis sur les doléances des habitants et sur l'état de la commune.  Ils ne sont d'ailleurs pas les seuls au sein de ce conseil à être désabusés, d'autres élus m'avaient fait part de leurs désillusions, mais n'ont encore rien dit, de peur de représailles. Car, ne critique pas qui veut à Gevrey, sans devoir subir les foudres du chef du village, de quelque manière que ce soit . Je suis bien placée pour le savoir.

En début de réunion, le maire accueillait et souhaitait la bienvenue à M. Duthu, nouveau secrétaire général. M. Duthu a bien du se demander dans quelle municipalité il était tombé en écoutant cet esclandre pour le moins inhabituel.

Ce conseil devait se dérouler très vite, juste le temps de faire voter trois opérations foncières de plus, trois ventes de terrains à trois SCI,  qui me font douter de l'installation rapide d'entreprises et de l'apport d'emplois sur la commune. D'ailleurs,le maire a bien précisé en conseil : " Espérons que ces entreprises ne mettront pas dix ans pour construire ! ".
Preuve de la gestion hasardeuse du maire, il vend sans savoir exactement ce qu'il va advenir de ces terrains, le principal pour lui étant de vendre à tout prix et à n'importe quel prix.
Ceux-ci achèteront à 12 euros le m², alors que de l'autre côté de la route, la municipalité a vendu à  8 euros le m².
C'est à la tête du client.
Les sociétés AMICE (espaces verts) et BTH de St  Apollinaire, trop à l'étroit, souhaitent agrandir leur zone d'activité, cela n'apportera aucun emploi sur la commune.

La commune récupère le terrain de la Bossière en zone protégée Natura 2000.
J.C. Robert, grand adepte du goudronnage, avait parlé à l'époque d'un parking. Le conservateur du site, M. Servière demande le nettoyage et partait par exemple sur la réalisation d'un théâtre de nature ou d'un jardin botanique (conseil du 26 janvier 2009).
Bien évidemment, les habitants sont exclus de cette réflexion sur la destination de ce site, réservée à certains conseillers.
Je proposerais des jeux (balançoire, toboggan, tourniquet ) qui manquent cruellement dans ce village, avec des tables et des bancs pour pique niquer, le tout agrémenté d'un joli chemin de verdure pour s'y rendre et s'y promener tranquillement, en prenant soin de laisser le stationnement très à l'extérieur de cette zone protégée.
Quand on sait maintenant que le maire ne veut pas remplacer le matériel urbain de peur qu'il ne soit de nouveau saccagé, on peut penser que le temps de la réflexion et de la réalisation pour la Bossière aussi, va être très long.

Les travaux de surélévation du pont route de Saulon la rue vont commencer en septembre. La route va être fermée à la circulation. Le maire précise que les différentes couches d'enrobé ont rehaussé  la chaussée de l'autoroute, empêchant le passage de certains camions.
Il faut savoir que lors d'une construction d'autoroute, les ouvrages d'art (pont) sont réalisés en premier. Dans le cas de Gevrey, l'autoroute n'a pas pu être enterrée comme prévu, à cause de la nappe phréatique assez haute à cet endroit.


On y  va doucement a dit le maire. Lenteur et désorganisation restent les seuls mots de cette municipalité qui commencent tout et ne finit rien. Les travaux du changement de la conduite d'eau dans le quartier du château en sont la preuve.
M. Dorey a eu raison de poser le problème du chantier-dépotoir sur la place du château. Les ouvriers de la communauté de communes ne sont pas encadrés et le chantier dans le secteur risque de durer au moins jusqu'à la fin de l'année et va coûter très cher à la communauté de communes.
N'en déplaise à M. le maire qui soutenait mordicus en réunion de conseil les 15 jours de congés pris par les ouvriers du chantier, il s'agit bien de trois semaines de vacances prises par ses salariés,notées par les habitants du quartier et  confirmées par les ouvriers  eux-mêmes.
JC Robert est sensé être le patron de la communauté de communes.

JC Robert a soigneusement évincé les sujets qui fâchent présentés par Jacques Dorey, notamment sur le fonctionnement particulier du conseil, le manque de dialogue et les décisions unilatérales prises par le maire, préférant se rabattre sur le giratoire des terre d'or, qui n'est ni fait, ni à faire.
Pour gérer les finances en douceur, on ne peut pas mettre, dit le maire : " 15 000 euros dans le budget fleurissement de ce rond-point, nous ne sommes pas à Dijon, après, il faut aligner les chiffres..."
Ah bon ?  Histoire de lui rafraîchir la mémoire, il a fait inscrire et fait  voter il y a quatre mois, 20 000 euros au budget prévisionnel 2009 pour le fleurissement du même rond-point. Il faut dire qu'au vu du déficit de la zone artisanale, les chiffres ne doivent pas être sa tasse de thé.
Alors, perte de mémoire ou incohérence ?


Vexé par ces interventions,le maire s'est laissé aller à la colère, et dans son énervement, il nous apprend que " la place des marronniers va être cassée ".
Pas rénovée, cassée.
Jacques Marchand demande dans son courrier pourquoi les containers poubelles (PAV point d'apport volontaire) ont été installés en plein centre de cette place et non pas discrètement sur le côté.
M. Marchand, le maire, champion du bitumage tous azimuts, a dans l'idée de faire abattre les marronniers et de transformer cette place en parking. Ceci explique cela.
Bien que maintenant, JC Robert s'en défende en réunion de quartier, expliquant que les marronniers sont protégés.
Certains conseillers l'ont entendu évoquer l'abatage de ces arbres et m'en ont rendue compte.
Si ces marronniers sont protégés, pourquoi les avoir fait tailler par les cantonniers, taille reconnue désastreuse par les spécialistes de l'ONF, si ce n'est pour essayer de les faire mourir et pouvoir ainsi justifier l'abatage de sécurité et le parking ?

Le plan d'aménagement durable ( PADD) établi par les  amis de JC Robert du SCOT dijonnais, prévoit un parking quartier des baraques. Le lieu est volontairement évasif et vague pour ne pas faire un rapprochement.


Jacques Marchand relève aussi l'importance du tourisme à Gevrey, puisque notre commune attire pour son vignoble et ses appellations mondialement connues.
 On notera que durant toutes ses mandatures, JC Robert a sous estimé  l' impact touristique et ne l'a jamais mis en valeur. Ce qui a eu pour conséquence de faire fuir le touriste et de le détourner vers des villages plus soignés, plus accueillants au grand dam des commerçants et des viticulteurs.


La société Elancia, ex Panidor est en cessation de paiement et en redressement judiciaire.
Cette situation annoncée depuis plus d'un an est très malheureuse pour les 100 salariés qui voient poindre le chômage avec toutes ses conséquences humaines et financières.
La société Elancia compte 85 salariés en production et 15 en distribution ( source Bien Public du 12 mai 2009).
C'est déjà beaucoup de soucis et de contrariétés pour les salariés concernés, mais on est loin des 150 salariés annoncés par le maire.
Mais le maire en conseil, ne peut pas se servir politiquement de cette situation dramatique pour justifier 32 ans d'inertie à Gevrey. C'est indécent.
Voilà JC Robert métamorphosé en superman des cas difficiles, en sauveur d'emplois. Il ne peut tout de même pas nous faire croire que sa hantise est l'emploi sur Gevrey !
Alors qu'il vient de se débarrasser de tous les terrains constructibles communaux à des entreprises logistique ou à des sociétés déjà existantes qui se déplacent avec leur personnel et qui ne procurent aucun emploi sur Gevrey.


" C'est un peu facile de circuler dans le village et de noter tout ce qui ne va pas, je peux  faire cela tous les jours ...."

Cette phrase aussi sotte que grenue est  prononcée  par Christophe Lucand.
On attend que le préposé à l'écologie mette ses paroles en application et se mette au travail. N'est ce pas le rôle du conseiller de parcourir le village et de noter les travaux, les agencements à effectuer ?
Si les conseillers pour les élections municipales sont choisis par quartier, c'est aussi pour parler avec les habitants et pour rendre compte de leurs doléances  et de leurs demandes.
M. Lucand cite Nuits St Georges et Meursault qu'il connaît soi-disant bien.
Ces villages n'ont pas de leçons à recevoir d'une commune aussi dégradée que la nôtre.

Chers amis lecteurs, cette mise au point, cet échange verbal musclé au dernier conseil municipal confirme en tous points les écrits de mon blog que JC Robert fait passer selon son expression en réunion de quartier, pour un tissu de mensonges. Le conseil municipal me donne raison.

"Vous faites plaisir, vous faites rigoler les gens dans la salle " dit le maire.
La rigolade n'est pas de mise dans une commune aussi  mal gérée où le dialogue n'existe pas entre le maire et les conseillers.
Il est consternant qu'un élu doive écrire un courrier à son maire pour être entendu, lettre qui, comme celles écrites par les habitants restent  inévitablement sans réponse.
L'état  de Gevrey ne se prête pas à la plaisanterie. Les habitants payent des impôts et n' y trouvent pas leur compte.
C'est affligeant et lamentable, et en cela, je souscris et je soutiens la démarche et les remarques de Jacques Marchand et Jacques Dorey.


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