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Lettre de Jacques Marchand au conseil

L'intervention de Jacques Marchand au conseil municipal a provoqué de vives réactions au sein même de ce conseil.
Ce qui suit est l'intégralité des débats de cette réunion.

M. Marchand précise être le porte parole de nombreux conseillers et habitants.

" Si nous devions prétendre à un prix pour friches, terrains vagues et no man's land, nous serions je pense, dans les premiers. Un rapide survol : un touriste arrive, car la saison touristique est commencée, par l'accès de la route des étangs, se trouve nez à nez avec le rond -point des terres d'or, ou plutôt des terres arides, un univers de cailloux avec des herbes folles.
Question : Les travaux sont-ils en cours ou terminés ?

Mais poursuivons par le carrefour de la petite issue, où là, une friche est à l'abandon et prisonnière de mauvaises herbes.
Question : Attend-on les travaux de la voirie pour y jeter un regard ?

Le touriste n'est pas au bout de ses surprises. La place des marronniers ou plus exactement l'esplanade oubliée, est un centre technique pour voitures cassées, avec en plein centre les poubelles PAV (point apport volontaire) bien en évidence, des barrières béton fracassées.
Question
: Qu'est ce que cela coûterait de supprimer ces barrières pour donner un semblant de place entretenue et pourquoi avoir placé les poubelles au centre de cette place et non sur le côté ?

Poursuivons la remontée du village, même massif plein d'herbes, place des lois, devant la maison de Mme Geoffroy, le touriste demandera son chemin pour aller au dessus du village, on lui répondra de passer devant la mairie pour aller rue de l'église. Mais où est la mairie pour un étranger ? Notre village est le seul en France à ne pas afficher mairie sur son fronton.
Poursuivant sa visite, notre touriste va voir le château, élément phare de notre commune. Là, le décor est désolant, les buissons disparates cache -misère et l'ancien éclairage sont sensés agrémenter cette place.
Mais notre touriste, faisant fi du décor, veut prendre une photo du côté sud du château. Là, trône une poubelle des années 70, marron beige, d'une laideur affligeante, là où il y a la plus belle vue.
Voulant pique- niquer à l'écart du village, notre touriste va sur la place de l'ancien lavoir (en face le cimetière En Songe), et là, manque une table en bois vandalisée.

Question : Faudra-t-il une délibération pour remettre une table en bois et deux bancs, ou cela rentre-t-il dans les dépenses de fonctionnement ? L e manque d'effectifs dans les services techniques n'est pas le seul problème, il faut trouver des solutions rapidement et sans pour autant dépenser des fortunes. Faites comme moi, mesdames et messieurs les conseillers, promenez vous comme un touriste et regardez d'un autre oeil les paysages urbains que l'on vit au pays du vin .

Voilà, toutes ces observations me sont remontées par les conseillers et les habitants du village. "

Suite à cette lecture, s'ensuit un débat houleux :

G. Cardamone demande deux fois : " C'est signé qui ? "

J. Marchand : " c'est de moi"

Le maire : " Bien, merci, c'est pour le responsable de la commission travaux  M. Marchand, avez d'autres questions ?"

J. Merra : " C'est dommage que les conseillers s'expriment par la voix de Jacques, ici, on est là pour s'exprimer directement au conseil"

G. Cardamone
: "C'est pour cela que je pose question, c'est signé qui "

J. Dorey s'adressant à G. Cardamone : Alors là, je vais te dire, je m'associe complètement à la démarche de Jacques Marchand, et ce qui se passe sur cette commune au niveau de l'apparence...il y a peut-être des choses qui marchent bien, je n'ai pas consigné cela, Jacques a écrit cela de son propre chef, mais je m'y associe complètement

Le maire :  Merci, je ne doute pas que vous ayez des propositions d'organisation et de financement...

J. Dorey : C'est très difficile de faire des propositions dans ce conseil, très très difficile...

Le maire : Ah bon ?

J. Dorey : oui oui, tout à fait, très difficile, tout à fait, absolument

G. Cardamone
:  Est ce au conseil de faire des propositions ou au sein des commissions de travail ?

J. Dorey :  Ah ! les commissions de travail, on peut en parler, moi , personnellement, je n'y suis presque jamais convié, et quand j'envoie des courriers, on ne me répond pas, je profite de cette tribune pour m'exprimer.

Le maire :  Tu fais allusion au courrier que tu m'as envoyé ? Tu me l'as envoyé quand ?

J. Dorey : Je ne sais pas quand tu l'as reçu, je sais quand je te l'ai envoyé.

Le maire  (énervé) :  Vous voyez, je vais vous dire quelque chose, vous êtes en train de faire rigoler les gens dans la salle, c'est votre droit, je ne conçois pas le fonctionnement du conseil comme ça, mon souci actuellement, c'est de trouver 150 emplois à Gevrey, c'est ma hantise, tous les jours, tous les jours, je m'occupe de cela tous les jours...

J. Dorey : c'est tout à fait légitime, mais je pense ...

Le Maire :  Je pense que c'est plus important, je pense que c'est plus important... la gestion, je vais te répondre à ton courrier, tu te plains que les travaux ont été interrompu par la communauté de communes...

J. Dorey :  Pas du tout, mauvaise interprétation, si je peux m'exprimer, j'ai fait le courrier à ton adjoint, chargé des travaux qui m'a dit être incompétent.

Le maire :  Bien sûr, c'est la communauté de communes

J. Dorey : Je ne faisais pas allusion aux travaux, je ne maîtrise pas le calendrier des travaux, simplement,  je pense que personne ne supporterait un dépôt sur une place soi-disant phare du mouvement clunisien pendant 3 semaines.

Le Maire : Il faut bien les mettre quelque part, 15 jours, 15 jours , ils ont été interrompus...

J. Dorey : Je pense que 15 jours, le délai est un peu faible...

Le maire :  15 jours, 15 jours, 15 jours, bien, avez vous d'autres questions  ?

J. Dorey :
 Cela dit, effectivement, il y a des sujets qui fâchent, on a l'habitude de t'approuver, de valider plein de choses, c' est pas l'idée que j'ai modestement de la vie d'un conseil municipal. On n'est jamais entendu de quoi que ce soit, c'est une façon de fonctionner, ça ne correspond pas à l'idée que j'avais d'un fonctionnement  du conseil, je ne suis pas dans l'opposition, j' entends tout, et je sais que Panidor c'est plus important que ce qu' a évoqué Jacques, c'est clair, mais c'est aussi un élément de la vie....

Le maire  :  quand...quand...c'est...c'est...c'est un peu trop facile, je ne sais pas ce que vous reprochez au giratoire des terres d'or, il a été fait en régie municipale, c'est sûr, ça a duré plus longtemps, ça coûte moins cher que prendre une entreprise. Ils ont fait cela avec Sonofep, on peut critiquer, on est sur un truc pas trop cher, souvent un peu de verdure, sachant chaque fois qu'on fait des trucs, on nous en pique malheureusement dans ce pays, un peu trop souvent.
Tu fais allusion à la table, effectivement, qu'est ce qui est scandaleux, on met une table et des bancs et on va nous les repiquer, ça peut durer comme ça longtemps.

J. Marchand :  On supprime tout alors, faut pas oublier le nombre de touristes qui viennent sur Gevrey.

Le maire :
Oh ! arrêtez, arrêtez , les touristes...j'en ai jamais vu beaucoup pique niquer là bas. C'est plutôt  pour les gens du coin, faut arrêter, j'en vois aussi beaucoup qui sont contents de voir ce qu'ils voient au centre du village. On est engagé dans un processus de rénovation, on y va par étape, on ne peut pas être partout à la fois, on ne peut pas être au château, place des marronniers, on y va tranquillement avec un programme étalé sur 6 ans, c'est comme ça qu'on gère une commune, on ne passe pas du coq à l'âne du jour au lendemain, parce qu'un jour, quelqu'un a décidé que c'était pas bien.
C'est pas comme ça qu'on gère une commune, on a un programme, sachant que la rue aquatique va être cassée, que toute la place des marronniers va être cassée, j'ai pas envie qu'on commence des choses avant de faire l'essentiel : les tuyaux.
C'est notre programme municipal que vous avez adopté tous ensemble, vos remarques, je les entends, je les accepte, je trouve qu'elles sont excessives et elles font surtout plaisir à ceux qui sont dans la salle.
 Avez vous d'autres questions ?

J. Merra :  Pour le vote, chaque fois que je vote oui, je veux dire oui, si un jour je veux dire non, je vote non, personne ne me demande de voter pour que tout le monde soit content, personne n'est venu me demander de voter autre chose.

P Bouchut : Je rejoins Jacques Merra, quand j'ai envie de dire oui, je dis oui, si j'ai envie de dire non, je dis non.

G. Cardamone
: Je dirai exactement pareil, ce que nous travaillons ensemble en  commission permet de faciliter le travail au sein du conseil, je me reconnais dans ce que dit Jacques Merra.

C. Ravier : Ce n'est ni l'heure, ni le lieu de faire des comptes ce soir sans en avoir parlé et quand je vote, c'est en mon âme et conscience, je trouve que c'est une prise en défaut qui n'est pas honnête de votre part.

Le maire  (très énervé ) : 
Nous avons été élu sur un programme municipal et nous suivons notre programme municipal.
Ce qui se dit au bar à vins, j'en ai rien à foutre, mais rien à cirer, ce qui se dit au bar à vins, j'en ai rien à foutre. Ce qui se dit et ce qui se lit, c'est pareil, je n'ai pas de leçons de certaines personnes qui sont les premières à critiquer et à effrayer, je n'ai pas de leçons à  recevoir, vous voyez, on vient de vendre du terrain pour que 3 nouvelles entreprises artisanales s'installent sur la commune....

J. Dorey : Mais qui conteste cela, arrêtez de faire un procès...

Le maire : Mais oui Jacques, ça ne se fait pas comme cela en claquant des doigts...

G. Cardamone
: Mais derrière ce que vous demandez, il y a des financements, et les financements ne peuvent se trouver que s'il y a des entreprises...

Le maire :
 Que vous trouviez que ça ne va pas assez vite, ça peut se comprendre, moi aussi, je trouve que ça ne va pas assez vite, quand il faut 3  à 6 mois pour finir le rond- point, je gueule, ça m'énerve, seulement, il y a des absents, des congés maladie, des congés, on fait cela au moindre coût, ce n'est peut-être pas génial, on n'a pas les moyens de se payer les ronds- points de Dijon, on y va doucement en gérant les finances avec précaution, on pourrait faire comme font certaines communes, embaucher 3 employés municipaux et mettre 15000 euros dans le budget fleurissement, mais après il faut aligner les chiffres.
Les travaux de la petite issue vont commencer après les vendanges, on peut peut-être attendre avant de faire des choses, mais je ne vois pas à quoi tu fais allusion Jacques...

J. Marchand
: C'est l' inertie, l'abandon

J. Merra : Il y a deux personnes en arrêt maladie, moi aussi, j'aimerais bien que le stabilisé soit entretenu, mais les employés s'occupent des fleurs ou sont ailleurs, il y a des priorités, faut savoir les accepter, mais faut en discuter.

C. Lucand
:  Je ne m'associe pas dans le texte, ni dans la démarche, ni dans son contenu. Je trouve un peu facile de circuler à travers la commune et de mettre le doigt sur ce qui est relativement sale ou mal installé. Je traverse une dizaine de communes tous les jours pour aller travailler, je peux faire exactement le même texte sur Nuits St Georges ou Meursault ou d'autres communes que je connais très très bien. Effectivement, gérer une commune, ça ne se fait pas en claquant des doigts, faut s'y engager, faut être constructif, dresser la liste de ce qui ne va pas, rien de plus facile, je peux faire cela tous les jours, sur n'importe quelle commune, c'est très facile.


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J
Au final, rien ne se passe car c'est comme ça dans toutes les communes.Belle mentalité....A méditer : Il faut faire ce que l'on dit et dire ce que l'on fait.Jean-Philippe
Répondre
M
<br /> sauf que chez nous, c'est comme dans les pays totalitaires, ça fait 32 ans que ça dure.... et ça se dit socialiste !<br /> <br /> <br />