" Comment protéger nos églises contre les saisons, contre la pauvreté, contre les sectaires ? La pluie, la neige, les hivers vont faire leur besogne...
L'église est entourée de partis pris d'ordre politique, dangereux pour elle et qui s'échelonnent depuis l'inertie jusqu'à l'immobilité peu bienveillantes..
Vous voulez détruire ce qui fait tant plaisir aux autres et dont se prive votre désir. On vous plaint, vous voilà rassemblés en un vaste troupeau qui saccage les arbres séculaires...
Que restera-t-il sur le sol de France, lorsque nous n'aurons plus la beauté des choses pour nous consoler de la bêtise des hommes ? "
Maurice Barrès ( La grande pitié des églises de France) 1910
Ce texte n'a pas pris une seule ride à Gevrey .
Dieu merci, notre église St Aignan n'est pas sur le point de s'écrouler, mais elle souffre injustement de
l' humidité,de la léthargie et de l'immobilité de la municipalité.
Monsieur le curé fait une croix sur son église, elle est fermée. Les fidèles sont priés d'aller prier ailleurs.
Le chauffage rend l' âme, les malfaçons que je dénonce depuis plus d'un an ne sont pas réparées.
L'humidité est constante, les infiltrations par le sol et les fuites par la toiture pourtant neuve, ont endommagé les badigeons intérieurs entièrement refaits à neuf.
Tout est laissé à l'abandon, les réparations que je pensais urgentes ne sont pas effectuées, il faut croire qu'avec la municipalité, je n'ai pas les mêmes priorités.
Le dernier conseil municipal m'a laissée perplexe.
Le maire demande une subvention de l' Etat pour entreprendre la troisième tranche de travaux (les façades).
Cette subvention, dit le maire, n'arrivera pas avant 2011/2012.
Cette troisième tranche se découperait en deux phases :
Plus, bien évidemment les honoraires du maître d'oeuvre responsable du chantier. Responsable, est un grand mot, quand il s'agit de reconnaître ses responsabilités, l'architecte est absent.
Responsable mais pas coupable !
Le comble de la stupidité communale et de sa mauvaise gestion : non seulement on ne met pas les entreprises et l'architecte en face de leurs responsabilités, mais on va faire payer aux habitants et aux contribuables que nous sommes, des réparations qui devraient être prise en charge par la garantie décennale et / ou les assurances.
Au diable l'avarice ! Il faut oser ! Ils osent.
A part Mme Ravier et M. Gras qui se sont intéressés au calendrier et à l' urgence des réparations,
" puisque c'est urgent, dit Mme Ravier, pourquoi ne pas faire les travaux de mise hors d'eau sans attendre les subventions ? "
Cette bonne idée , aucun autre conseiller ne l'a soutenue et n' est intervenu devant un maire dubitatif .
Pourtant ce ne sont pas les questions qui manquent.
Quel est le coût des réparations des badigeons et de la peinture dans le montant des 32 000 euros ?
Pourquoi demander une subvention pour refaire des travaux mal réalisés ?
Pourquoi n'applique-t-on pas la garantie décennale ?
Pourquoi protège-t-on l'architecte responsable du cahier des charges et du chantier ?
Pourquoi ne lui demande-t-on pas des comptes ?
Pourquoi la municipalité a-t-elle accepté de telles désordres à la réception de chantier ?
Pourquoi ne parle -t-on pas de la somme de 10 000 euros (énoncée par M. Dury )sequestrée en cas de
malfaçons ?
Pourquoi n' y a-t-il pas de réunion entre les différents protagonistes (architecte, municipalité, entreprises) ?
Dans mon article du 13 juin 2008 " à Pâques ou à la Trinité" je posais déjà ces questions. La municipalité "la grande muette" ne répond pas, il n' y a plus d'abonné au numéro demandé, il n' y a plus non plus de site municipal pour poser des questions ( le site : agir ensemble gevrey : adresse introuvable) .
J' ai bien peur que Pâques approchant, la Trinité ne soit pas loin .
Plusieurs années se sont écoulées depuis l'achèvement des travaux de la toiture, de longues années où le maire n'a pas bougé pour changer cette situation et exiger les réparations.
En conseil municipal, le coût pour changer la chaudière est estimé à 20 000 euros. Combien de temps faudra-t-il attendre son remplacement ? Dieu seul le sait.
La mairie attend les subventions.
Elle ne sait faire que çela, attendre les subventions et maugréer sur le désengagement de l'Etat .
Il faut dire qu'elle tire le diable par la queue, elle ne peut pas vendre le patrimoine communal à des prix défiant toute concurrence ou donner des terrains et de l 'immobilier pour l'euro symbolique et avoir de l'argent dans les caisses.
Peut-être le maire attend- il un miracle ou que Dieu lui même se charge de réparer l'église ?
Autre calamité et pas des moindres, le saviez vous ? le clocher de l'église abrite depuis quelques années, une antenne relais Bouygues, grâce à la grande bonté d' âme du maire et de son conseil de l'époque.
Cette antenne émet des ondes électro-magnétiques pas catholiques, dont la puissance a été renforcée une nouvelle fois la semaine dernière en toute discrétion.
Le clocher est fermé à clé, l'accès n'est autorisé qu'aux techniciens Bouygues. Cette antenne pèse plusieurs tonnes et risque d'affaiblir la structure du clocher. Mais peu importe le principe de précaution et la santé des riverains qui se plaignent de maux de tête, la municipalité s'en moque et encaisse un loyer annuel pour cet objet indésirable.
L'enfer est pavé de bonnes intentions !
"L'ensemble de nos monuments d'architecture religieuse constitue un trésor national, qu'il y a lieu de sauvegarder,de préserver, de conserver. Il n' y a pas besoin d'être catholique, il suffit d'être intelligent.
Seigneur, pourquoi les faites vous si bêtes ? "
Maurice Barrès de l'Académie Française