La pluie, incessante de ces derniers jours n'arrange pas les affaires de Monsieur le Curé qui se démène depuis deux ans pour faire réparer le toit de son église, en vain...
Sale temps pour l'église St Aignan qui depuis la réfection totale de sa toiture prend l' eau à cause de malfaçons et de laxisme pour y remédier. De plus Saint Médard et Saint Barnabé font la forte tête cette année et compliquent bien la situation.
L'église souffre de la négligence, de l'inconséquence et de la mauvaise volonté de la municipalité et de l'architecte pour être réparée.
Depuis deux ans, les fuites de la toiture occasionnent des dégâts et l' humidité ambiante qui règne à l'intérieur de l' église endommage les enduits et badigeons intérieurs récemment refaits.
Les fuites sont consécutives aux travaux de la toiture . Le diamètre des gouttières demandé par l'architecte est trop petit et les gouttières débordent lors de fortes précipitations. M. Dury, adjoint aux travaux , a plusieurs fois constaté, en a informé le maire. Aucune suite n'a été donnée. On attend toujours.

J' avais au cours de mes réunions pré électorales, évoqué ces malfaçons, photos à l'appui,
J.C. Robert a répondu publiquement et de façon éhontée, qu'il s'agissait d'infiltrations venant du sol . Il lui faudrait lever le nez pour voir les taches d'humidité bien présentes au niveau des voutes et qui descendent progressivement. Au fond de l'église, l'enduit peint récemment, victime de l'humidité constante part en morceaux et tombe sur les bancs.
Dans l'angle des fonts baptismaux, le bois ornant le soubassement trop abimé, a du être changé.
M. Jouffroy, pourtant architecte des monuments et architecte attritré de la commune, a exigé que ce
soubassement soit peint.
Le résultat e

st une catastrophe.
Les observateurs et visiteurs amoureux du patrimoine déplorent
ce travail bâclé et non conforme à l'origine de l'édifice.
Les monuments historiques sont pourtant très exigeant en la matière.
Pourquoi la municipalité a-t-elle accepté de telles erreurs en réunion de
chantier ?
Les tableaux, objets religieux enlevés au moment des travaux sont stockés
dans une pièce de la mairie et attendent patiemment l'assainissement de
l'église avant d'être replacés.
Nous remboursons un prêt de 150 000 euros à la caisse d' épargne pour la toiture (budget 2007)
Les travaux de la 2ème tranche (intérieur) prévoyait 130 000 euros (gibriaçois de mars 2004)
La troisième tranche des travaux prévoit les façades. A l' entrée de l'église, les joints en pierres de Bourgogne sont en mauvais état et les pierres se descellent. La municipalité écrit en avril 2006 dans le gibriaçois: réfection des enduits extérieurs 90 000 euros prévus pour la dernière tranche .
Cette somme figure dans le budget 2007.
Plusieurs questions se posent et plusieurs conseillers municipaux interrogés, ne semblent pas être impliqués ni informés de cette situation pour le moins pas très claire.
- La commune a reçu des subventions pour effectuer les différentes tranches de travaux. Des sommes sont prévues au budget, pourquoi les travaux extérieurs ne commencent -ils pas ? A-t-on utilisé ces sommes pour d'autres chantiers ?
- Ces travaux de rénovation de la toiture entrent dans une garantie décennale. Pourquoi attendre pour exiger d'une entreprise des réparations qui sont sous garantie ?
- A la séance du conseil municipal du 21 avril 2008, M. Dury confirme, contradictoirement à J.C.Robert, que la fuite d'eau pluviale de l'église provient du toit (nous l'avions précisé en réunion pré électorale !), que la totalité des travaux n'a pas été payée à l'entreprise et qu'il reste 10 000 euros en réserve. Alors, on attend quoi pour réparer ? un miracle ?
- M. Jouffroy, architecte des monuments , responsable de ce chantier ne bouge pas, pourquoi ? L' a-t-on sollicité ? Lui a -t-on intimé l' ordre d' exiger les réparations à l'entreprise prestataire ? Y a-t- il eu une mise en demeure ou injonction de faire ? Pourquoi le ménage-t-on ? Y aurait-il encore dans ce dossier du copinage ou des amis qu'il ne faut pas fâcher et pour quelles contreparties ?
- La responsabilité provient -elle de l'entreprise ou de l'incompétence de l'architecte qui a donné des ordres incohérents ?
- Beaucoup de nos concitoyens voient évoluer tristement les dégradations intérieures dûes aux malfaçons. Ils se posent la question essentielle : qui va payer une nouvelle restauration des enduits et des badigeons intérieurs ? Le manque de rigueur de la municipalité et de l'architecte est tout à fait scandaleux pour des travaux récents et en cours.
Toutes ces questions méritent des explications et des réponses urgentes de notre municipalité, car la population est en droit de connaître les raisons d'un tel laxisme.
L'église St Aignan, superbe, classée, date du XIV ème / XV ème siècle. Elle mérite qu'on s' y attarde et surtout que les élus s' y intéressent.
Le maire de Gevrey fait la pluie et le beau temps, avec lui, l'eau a le temps de couler sous les ponts et sur le toit de notre église.
Souhaitons que pour notre patrimoine, les réparations ne soient pas prévues à la Saint Glinglin ou pire à la Saint Jamais.