.....Pour Elancia (ex-Panidor, entreprise de pains et viennoiseries industrielles) qui voit sa trésorerie se créditer de
1200 000 euros, grâce à la générosité de JC Robert qui a fait voter au conseil municipal 800 000 euros d'emprunt communal sous réserve de l'obtention de 400 000 euros de subventions ( 200 000
euros pour le conseil général et
200 000 euros pour le conseil régional).
C' est ce qui a été voté par le conseil, mais comme rien n'est jamais fixé en matière de chiffres avec JC Robert, il y a déjà un changement, dans les articles du Bien Public et du gibriaçois, le
maire parle de 300 000 euros pour le conseil régional et 100 000 euros pour le conseil général.
22 voix pour et 1 voix contre le rachat du terrain et du bâtiment que la commune venait de céder pour l'euro symbolique l'année dernière.
Une seule voix clairvoyante et sensée qui n'a pas suivi la stratégie du maire pour le moins hasardeuse et dangereuse pour les finances communales comme il l'a lui même précisé en réunion de
conseil.
22 élus ont voté le renflouement d' Elancia sans garanties personnelles du PDG, M.Morizot, sans avoir visité les locaux, sans connaître le taux de l'emprunt, sans poser de questions.
En votant, ils ont embarqué la commune dans une galère qui prend l'eau.
Ils n'ont pas vu plus loin que le bout de leur nez.
1 200 000 euros pour une entreprise en difficultés sérieuses depuis 2006, et qui, écrit le maire, n'a pas su se rénover. Une entreprise en cessation de paiement et pas seulement à cause de la
crise.
1 200 000 euros, c'est beaucoup de blé pour le contribuable et c'est une bouchée de pain pour une société de 60 salariés.
En calculant le remboursement mensuel de ce prêt communal ( environ 9500 euros / mois en me basant sur un taux de 3.5% sur 8 ans), en ajoutant les salaires et charges des salariés, cette somme sera
grignotée en 6 à 7 mois.
Et après ?
Comme dit l' argentier de la commune M. Moyne : "
Ce sera une opération blanche pour la commune..."
Blanche ou manquante de transparence ?
Opération blanche, sûrement pas.
Aucun chef d'entreprise ne peut affirmer à l'heure actuelle qu'il ne licenciera pas. La décision de fermeture appartiendra au seul tribunal de commerce.
Si tel était le cas, la municipalité devra continuer à rembourser un prêt pour un bâtiment âgé d'une trentaine
d'années, ( trop vétuste m'expliquent d'anciens conseillers ), construit spécialement pour confectionner de la boulangerie industrielle et qui ne pourra pas être réutilisable en l'état. Le choix ne
pourra être que de le raser ou d'effectuer des transformations coûteuses toujours et encore avec l'argent public.
Restera le terrain d'environ 11 000 m², pour la modique somme de 1 200 000 euros ( soit 109 euros le m²), JC Robert nous a habitué à des ventes moins onéreuses en zone des terres d'or. Le gag
serait de céder de nouveau
l' ensemble à Elancia dans quelques années pour l'euro symbolique !
Le maire met en avant la taxe professionnelle payée par cette société dont le siège social se situe à Tavaux (Jura), cette taxe sera supprimée en 2010. Il précise dans le Bien Public : "
il
existe très peu de communes qui aident de cette manière une société locale " et pour cause ! pas folles, elles ont la tête sur les épaules et sont soucieuses de la gestion de leur
budget.
Un emprunt de 800 000 euros pour un village de 3500 habitants, c'est très lourd.
Il est certainement louable de vouloir sauver des emplois, mais pas à n'importe quel prix et sûrement pas au détriment de la qualité de vie des habitants de Gevrey.
C'est le père Noël avant l'heure. Personne ne comprend les réelles motivations du maire et les habitants posent des questions sur ma messagerie :
Pourquoi particulièrement Elancia alors que d'autres entreprises sont en difficulté à Gevrey ?
N'est ce pas une attitude sélective, inéquitable et méprisante vis à vis des autres sociétés gibriaçoises qui essaient péniblement de sortir seules de la crise et qui n'en sont que plus méritantes
?
Y aurait-il du copinage et du favoritisme ?
Quelles sont les contreparties exactes de cette transaction ?
La somme de 800 000 euros sera empruntée si les subventions de 400 000 euros sont accordées, les élus ont voté en ce sens.
Les conseils régional et général auront-ils la sagesse de ne pas dilapider l'argent du contribuable et de refuser d'accorder ces subventions à une société qui risque de déposer le bilan ?
N' est-il pas indécent, voire scandaleux, dans une période de grandes difficultés pour beaucoup d'entre nous, d'offrir sur un plateau en or massif 400 000 euros de subventions à fonds perdus
( donc nos impôts ) sans obligation de remboursement ?
Ne nous leurrons pas, un tel gaspillage d'argent public, s'il devait avoir lieu, coûtera cher aux imposables que nous sommes. Il y a bien d'autres urgences à entreprendre sur Gevrey sans de nouveau
pénaliser les habitants par des actions périlleuses de ce genre.
Cette somme de 800 000 euros qu'il faudra rembourser pendant 8 ans ne pourra pas être utilisée par exemple pour restaurer la voirie lamentablement dégradée, pour l'installation de jeux pour
enfants, pour la transformation de la place des marronniers en jardin public ( et non en parking comme il est prévu ), à la prise en compte du tourisme très négligé, à l'accessibilité des personnes
âgées et handicapées à la mairie......
Elancia bénéficie de largesses de la part du maire, cette entreprise n'aura pas gagné son pain à la sueur de son front et notre commune risque bien de se retrouver sur la paille, fauchée comme les
blés.